L’art de purger au ricin

Note importante : Avant de pratiquer la purge au ricin, il est indispensable d’être suivi par un thérapeute (clique ici pour avoir une liste) qui pratique lui-même les purges. Il s’agit d’un outil très puissant qu’il convient de manier avec conscience.

Texte écrit par Florian

Que désignent “les colles” appelées aussi “déchets colloïdaux” en naturoptahie ?

La purge à l’huile de ricin est utilisée pour nettoyer le réseau lymphatique des “colles” produites par les résidus de digestion des aliments cuits, en particulier ceux qui contiennent de l’amidon (toutes les céréales, légumineuses, tubercules, etc) et des produits laitiers. En effet, l’amidon et la caséine, lorsqu’ils sont chauffés, produisent des matières collantes qui sont d’ailleurs utilisées pour ces propriétés par l’industrie.

Plus généralement, tous les aliments cuits produisent des “colles” issues des réactions chimiques catalysées par la chaleur entre les glucides, les lipides et les protides. Ce phénomène s’accentue d’autant plus que la température de cuisson dépasse allègrement 42°C, seuil au-delà duquel on considère qu’un aliment commence à perdre ses qualités nutritionnelles et médicinales.

Une petite nuance : il est important de faire le distinguo entre les “colles” et le mucus endogène qui est produit naturellement pour protéger les muqueuses. Ce mucus, bien que naturel, peut être produit en excès par le corps en réaction à une inflammation causée par différentes agressions comme la consommation de sucres, huiles et farines raffinés, plats industriels, malbouffe, additifs, conservateurs, édulcorants, pesticides, etc. 

Quel est le problème avec les colles ?

Le corps évacue ces colles et ce mucus sous forme de glaires, de viscosités, d’écoulements que l’on appelle les déchets colloïdaux. Ce sont principalement les intestins qui se chargent de les évacuer mais, quand il y en a trop, ces derniers vont sortir par les poumons, l’utérus, les glandes sébacées et les muqueuses. Cela va alors entraîner les pathologies suivantes (liste non exhaustive) : kystes ; acné ; peau grasse ; furoncle ; abcès ; dermite séborrhéique ; eczéma suintant ; asthme ; dépression ; timidité ; soumission ; peur ; manque de motivation ; idées fixes ; diabète ; pertes blanches ; ballonnements ; bronchite ; sinusite ; excès de cérumen ; otite séreuse ; hypothyroïdie ; rhume ; diarrhée ; allergie ; infertilité, langue blanche ; polypes ; fibromes ; insuffisance rénale ; autisme ; etc.

Ces colles auront pour dommage collatéral de partiellement boucher les organes de filtration (les reins, le foie, les intestins, etc), et ralentir la lymphe circulante (dont le rôle est d’évacuer les déchets). A la longue, elles provoquent des dysfonctionnements dans l’organisme et fragilisent le système immunitaire. 

Ce n’est pas tout, les aliments mucogènes (càd producteur de colles et de mucus) favorisent dans les intestins, à la longue, une superposition de matière fécale que l’on appelle “la plaque mucoïde”. Celle-ci sera accentuée par une production accrue de mucus intestinal pour se protéger. S’en suivra toutes sortes de troubles comme la porosité intestinale, de l’inflammation, la diverticulite, des carences d’assimilation, des difficultés d’élimination, de la putréfaction, de la fermentation, de la parasitose, des troubles digestifs, etc. Par la suite d’autres pathologies en découleront.

Enfin, le ralentissement de la lymphe circulante et l’encombrement des organes de filtration ont pour dommage collatéral de charger la lymphe circulantes plus vite qu’elle ne se nettoie (via les émonctoires). Outre les crises d’éliminations que cela entraîne, on ressent des envies obsédantes d’aliments cuits. C’est pourquoi, lorsque l’on réalise sa transition vers l’alimentation vivante, on ressent des envies (parfois obsédantes) de manger cuit si on ne purge pas au ricin. Un sujet qui a été abordé dans l’article : “Les purges, la clef de voûte”.

Comment faire sortir les déchets colloïdaux ?

On peut aider le corps à faire sortir ces colles avec, par exemple :

  • le jeûne sec (car les déchets colloïdaux ne sont pas solubles dans l’eau),
  • l’exposition au froid,
  • le cupping,
  • le hammam,
  • les mono-diètes de bananes, pommes, kaki, etc.
  • les enveloppements au ricin (bien moins efficaces qu’en interne),
  • l’activité physique.

Cependant, l’expérience montre que ces pratiques sont insuffisantes pour faire sortir les déchets colloïdaux assez vite et ainsi éviter les crises d’éliminations. On peut en effet manger 80% vivant (ou plus), jeûner régulièrement, avoir des pratiques hygiénistes et quand même faire des crises d’éliminations fortes et persistantes qui vont donner l’impression que l’alimentation vivante n’est pas adéquate.

Pour toutes ces raisons, la purge à l’huile de ricin est décisive pour mener à bien sa transition alimentaire et nettoyer son corps en profondeur. Il n’existe d’ailleurs personne (à ma connaissance) qui, après des décennies d’alimentation traditionnelle puisse passer aux 100% vivant sans ricin. En outre, elle est décisive pour quiconque souhaite se régénérer et accéder à la pleine santé (lire cet article à ce sujet), tout simplement parce que l’origine commune à toutes les maladies (la cause des causes) est la toxémie. Cela ne nie pas l’origine émotionnelle des maladies, mais s’il n’y avait pas de toxines, il ne pourrait y avoir de maladies. Les maladies se développent simplement là où le terrain émotionnel la favorise. Ce n’est donc pas pour rien que cette huile est utilisée depuis des milliers d’années et que son nom latin est Palma Christi (la main du Christ)… Sans elle, on finit bloqué dans son processus de guérison car les colles (qui portent bien leur nom) s’évacuent laborieusement. Ce qui n’est pas étonnant car la nature, au cours des millions d’années d’évolution de notre espèce, n’a pas prévu qu’un jour nous mangerions cuit… Pour en savoir plus à ce sujet lire l’article : “pourquoi manger vivant ?’

Les peurs du mental & autres difficultés

Au passage, quelques objections que l’on entend couramment :

  • Le ricin est toxique. La graine l’est mais pas l’huile. D’ailleurs, tout le monde est unanime pour la recommander en usage externe, or par la peau l’huile et ses principes actifs finissent par rentrer dans le sang et la lymphe… Ensuite, tout est question de dose, car tout est toxique au-delà d’un certain seuil. 
  • L’huile de ricin ce n’est pas naturel (dans le sens ça ne se trouve pas tel quel dans la nature). C’est vrai, mais les colles qui nous empoisonnent non plus…

Après quelques purges seulement, une forte répulsion s’installe et des difficultés à avaler l’huile de ricin apparaissent chez 95% des personnes. Cela n’est pas dû à son caractère toxique, sinon on ressentirait ce rejet dès la première ingestion. Cela s’explique par le fait que le corps associe l’odeur et la texture de l’huile de ricin au phénomène d’élimination. Ainsi, le simple fait de passer devant la bouteille ou d’imaginer en boire met en branle un mécanisme d’éliminations par le bas (il peut donner la diarrhée avant même de l’avoir pris) et par le haut, d’où l’envie de vomir.

C’est pourquoi, nombreux sont ceux qui, malheureusement, arrêtent de purger au ricin après quelques essais seulement et, mécaniquement (pour une raison de lymphe surchargée), se remettent à manger cuit dans de plus ou moins grandes proportions. Suivant les personnes, on observe alors diverses stratégies :

  • Elles essayent d’autres purges. Sauf que le résultat n’est pas au rendez-vous car il n’y a que les purges huileuses qui font sortir efficacement les colles. On pourrait utiliser d’autres huiles (des huiles rances de préférence) mais il faudrait en prendre plus (en quantité) et le dégoût finirait par s’installer aussi.
  • Elles font une pause avec le ricin mais pendant ce temps, si la pause est trop longue, des crises d’éliminations pointent le bout de leur nez et elles remangent cuit.
  • Elles renoncent à manger vivant en prétextant que c’est de toute façon trop compliqué ou pas fait pour elles.

Pour en savoir plus sur la transition alimentaire : lire cet article.

Une méthode qui fonctionne

Voici comme je fonctionne, depuis plus de trois ans, pour prendre du ricin toutes les deux semaines en moyenne :

En amont :

  • Mettre un cœur sur la bouteille de ricin.
  • Noter ses purges dans un agenda afin de les anticiper.
  • Préparer sa purge la veille.

Préparation

  • Ajouter l’huile de ricin bio (qualité cosmétique) dans une bouteille de 125 ml de nectar ou cocktail de fruits / légumes (ex : pruneau, ananas, mangue, abricot, pêche, fraise, tomates, cocktail de légumes etc.) vidée aux 2/3 ou aux ¾.
  • Préparer un 1⁄2 verre d’eau chaude ou de tisane.  Celui-ci servira à se rincer la bouche après la prise de la purge.
  • Préparer 1 goutte de son huile essentielle alimentaire préférée (menthe, cannelle, citron, gingembre, pamplemousse, orange, mandarine, romarin, tea tree, etc.) pure dans 1 cuillère à café.  

Protocole : 

  • Être dans un endroit calme.
  • Faire une méditation et poser une intention (par exemple : évacuer une douleur physique ou émotionnelle, voir clair dans une situation, que la purge se passe bien, etc) tout en remerciant le ricin pour son action bienfaisante. Facultatif : allumer une bougie, mettre de l’encens afin de ritualiser ce moment et le rendre solennel. Pour en savoir plus, lire l’article : “Comment poser des intentions ?”
  • Débrancher le mental, comme pour un bain froid !
  • Secouer la bouteille de nectar + ricin pour les mélanger. Boire d’un trait en se bouchant le nez (pour éviter de respirer par le nez) !
  • Se rincer la bouche plusieurs fois avec l’eau du verre tout en gardant le nez bouché  (ne pas avaler l’eau, la recracher après s’être gargarisé) et ne pas respirer par le nez tant que la goutte l’huile essentielle n’est pas prise.
  • Prendre la goutte d’huile essentielle en bouche et la remuer en bouche avant d’avaler.
  • Se rincer la bouche avec de l’eau et recracher (ne pas avaler l’eau, la recracher après s’être gargarisé).
  • Remercier son corps d’avoir pris cette purge et remercier le ricin.
  • Aller se coucher si on en ressent le besoin.

Quelques astuces :

  • Variez les nectars, huiles essentielles et tisanes d’une prise à l’autre (ne pas utiliser le même deux fois d’affilée afin de ne pas poser d’ancrage).
  • Comme l’hydratation diminue l’effet du ricin, si le besoin de boire se fait très fort, vous pouvez prendre quelques gorgées d’eau après le premier passage aux toilettes avec des éliminations liquides ! 
  • Visualisez-vous en train d’apprécier le ricin.
  • Si l’envie de vomir ou bien de l’inconfort apparaît, remerciez le ricin et accueillez ces manifestations comme étant naturelles et partie intégrante d’un processus de nettoyage.
  • Remerciez l’Esprit du ricin et éventuellement faites lui des offrandes de temps en temps.

Astuces de derniers recours 😉

  • Dîtes vous bien que dans le fond vous n’avez pas vraiment le choix ! Soit vous purgez et vous faîtes un pas en avant vers la santé, soit vous remangerez cuit avec des crises d’éliminations en sus.
  • Ayez de la gratitude pour avoir cet outil de santé incroyable entre les mains et faîtes la paix avec le ricin qui ne vous veut que du bien. 🙂

Il est important de bien réaliser qu’en purgeant au ricin vous ne faîtes pas que avaler un produit, vous faîtes aussi un travail énergétique avec l’Esprit du ricin. Alors si vous pestez parce que c’est pas bon et si vous n’éprouvez pas de la gratitude à son égard (lui qui a sacrifié ses graines pour vous), il est certain que votre comportement va entrer en résistance avec ce travail énergétique et cela ne va pas être agréable.

En conclusion, estimez-vous chanceux de connaître cette plante et ses bienfaits. Alors faîte-lui l’amour et non la guerre !! 🙂

PS : Toute ma gratitude envers Irène et Miguel sans qui pas une de ces lignes n’auraient été écrites !

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