L’hygiénisme c’est quoi ?

Texte écrit par Florian

Avez-vous déjà entendu parler de l’hygiénisme ?

Il s’agit d’une approche naturelle de la santé dont le principe est de vivre et se soigner en accord avec les lois de la nature. L’hygiénisme ne se cantonne pas à la prévention et ses effets bénéfiques observés ne se limitent pas à l’effet placebo. Au contraire, il s’agit d’une approche holistique de la santé qui redonne de la vitalité au corps afin qu’il ait les moyens d’opérer une véritable guérison.

L’humain et la nature
Pour optimiser notre santé et notre bien-être, l’hygiénisme considère que la bonne manière de vivre se doit d’être en adéquation avec notre physiologie de primate. Et se revendiquent hygiénistes ceux qui pratiquent ou recommandent un comportement propre à imiter la vie que nous aurions si nous étions lâchés dans la nature, comme autrefois.
Cela fait sens puisque notre génétique de primate s’est adaptée au cours des 65 derniers millions d’années à notre environnement et que la vie moderne a radicalement changé nos conditions de vie. Le débat quant à la « bonne » manière de vivre date de l’Antiquité, et certains personnages influents de ces derniers siècles, comme l’éducateur de santé américain Herbert Shelton (1895-1985) et le philosophe Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) avaient compris les bénéfices – en matière de santé et de bien-être- que nous pourrions tirer à observer la nature et ses lois. Désormais, les preuves scientifiques* abondent dans ce sens et nous réalisons que nos théories et nos sciences contemporaines ne peuvent que s’incliner face à l’intelligence de la vie.

*A ce sujet lire : Le bain dérivatif de France Guillain, La maladie a-t-elle un sens de Thierry Janssen, Tout ce qui ne nous tue pas de Scott Carney, L’histoire du corps humain de Daniel Lieberman, L’intelligence dans la nature de Jeremy Narby, Renaître par le souffle de Désiré Mérien.

Tentative de définition

Etymologiquement, le terme « Hygiénisme » tire son origine de la mythologie grecque, Hygie ou Hygée (en grec ancien Ὑγιεία / Hugieía ou Ὑγεία / Hugeía, « santé »), fille d’Asclépios, dieu de la médecine, et d’Épione, est la déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène. Elle représente la santé préservée et symbolise également la médecine préventive.

Selon wikipédia, l’hygiénisme est un courant de pensée développé au cours du 19ème siècle mettant en avant l’importance de l’hygiène pour la santé humaine.

Selon les autres dictionnaires de référence, ce mot, « hygiénisme », n’a pas encore droit de cité… On trouve seulement comme acception de « l’hygiène » la définition suivante : « Ensemble des mesures, des procédés et des techniques mis en œuvre pour préserver et pour améliorer la santé. « (dixit le CNRTL)

Il y a, à mon sens, plusieurs raisons qui contribuent à cette confusion autour de la définition de l’hygiénisme :

  • La pensée pasteurienne encore prédominante dans les esprits incrimine à tort les microbes dans la survenue des maladies en oubliant le rôle déterminant du « terrain » (constitution + tempérament + toxémie).
  • Le monde moderne rend impraticable un retour au naturel.
  • Il existe des moyens de santé naturels efficaces auxquels n’ont pas accès les primates.
  • Et son corollaire : les hygiénistes ne sont pas d’accord entre eux sur les bons comportements qui conviennent à notre nature, notamment au sujet des purges et des jus de légumes.

Il est possible de poser une définition qui a le mérite de contourner ces obstacles, c’est la suivante : « Hygiénisme : ensemble de toutes les pratiques « naturelles » ou « artificielles » adaptables dans le quotidien qui visent à améliorer la santé de l’être humain sur les plans physique, émotionnel, mental et spirituel. » Une définition en concordance avec ses racines étymologiques et la vision de l’éducateur de santé Herbert Shelton qui prônait l’autoguérison, le jeûne, le crudivorisme et la naturopathie.
Concrètement, dans notre quotidien, la combinaison de ces pratiques dites « hygiéniques » devra répondre de manière équilibrée à nos deux besoins vitaux : accumuler de l’énergie vitale et réduire les fuites énergétiques. Des fuites qui seront colmatées au moyen d’antidotes « naturels » ou « artificiels » (j’entends par « artificiels » l’ensemble des solutions apportées par la Sagesse et les Savoirs ancestraux pour compenser l’artificialisation de notre environnement et de nos vies).
Cette accumulation d’énergie vitale dans notre corps permettra à l’intelligence de la vie de se manifester et d’opérer progressivement les guérisons possibles sur tous les plans.

Les principes de l’hygiénisme 

Pour être en pleine santé sur tous les plans, il est indispensable (condition nécessaire mais pas suffisante !) d’avoir une énergie vitale suffisante, sinon de la développer et de limiter les fuites énergétiques. Elle ne change pas en fonction du dernier repas que vous avez ingurgité car elle est là en permanence et c’est elle qui vous maintient en vie. C’est elle aussi qui vous soutient dans vos activités quotidiennes, vous guérit d’une maladie, ou encore, vous aide à gérer le stress.

Voici le bilan entrée/sortie des énergies représenté sous forme d’un diagramme :

Les fuites énergétiques 

Comme on peut le voir, pour se sentir bien et mener une vie épanouie, il convient de développer tout ce qui nous apporte de l’énergie vitale et de limiter les fuites. Le diagramme ci-dessous détaille ces fuites énergétiques et les antidotes associés qui permettent de recycler (en partie) cette énergie perdue en se reconnectant à soi et à la vie.

Vie des primates VS vie des humains

L’hygiénisme consisterait (selon la définition posée en début de cet article) alors à concilier dans notre vie quotidienne des pratiques qui visent à recréer, de manière naturelle ou artificielle, les conditions de vie qui prévalaient à l’aube de l’humanité et pour lesquelles notre organisme est fait. L’expérience montre que plus on intègre l’hygiénisme à son quotidien et plus le bien-être et la joie jaillissent spontanément de notre corps. Cela sans avoir à atteindre des objectifs élevés ou avoir besoin de réunir différents paramètres d’une équation qui serait celle du bonheur. On se sent bien ici et maintenant, et ce, sans aucun artifice. La raison est simple, l’hygiénisme nous rapproche, par ses antidotes, des conditions de vie naturelles des primates que nous sommes ! Une logique qui est présentée dans le diagramme suivant :

Antidotes naturels VS artificiels

Si les antidotes naturels ne suffisent plus à notre époque, c’est que notre environnement est devenu trop pollué et artificiel, et notre corps trop affaibli et encrassé par une hygiène de vie inadaptée. C’est pour ces raisons que l’humanité à développé ces antidotes « artificiels » qui permettent de compenser à la fois notre lourd héritage toxémique et des conditions de vie moins favorables à notre physiologie. Pour comprendre comment certains de ces antidotes fonctionnent et comment les intégrer dans sa vie, voici les autres articles de ce site qui vous apporteront des éclaircissements :

La rédaction de cet article m’a été inspirée par le travail de nombreuses personnes, en particulier celui d’Irène Grosjean que je tiens à remercier pour sa contribution.

Miguel Barthéléry et Irène Grosjean lors d’un séminaire à Paris en juin 2019

Merci

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